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 Cowboy, petit poney et nénés bleus

ça envoie du pâté en croûte
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Voir le profil de l'utilisateur Jeu 4 Juil - 19:12
La seule chose qui arrive à la cheville de Puck Norris... c'est sa chaussette.
La balle en mousse qu’il a reçue sur la fesse gauche ne lui met pas la puce à l’oreille. Ni le pou sur le cheveu, d’ailleurs. C’était pourtant soupçonneux ; un cowboy punk en cuir PVC, rose et gélifié de la crête, qui vous tire dessus après que vous l’ayez snobé. Puck Norris n’était pas soupe au lait, encore moins chatouilleux de la gâchette. Aussi Robin allait-il être terriblement choqué par la suite, lorsqu’un lasso violet allait arracher la casette des mains de son interlocuteur dans un bruitage sonore exagéré.

Entre la balle en mousse et le coup du lasso, deux évènements à l’importance critiquable se produisent. Il jure dignement tout en se massant le postérieur – qu’il a sexy d’ailleurs – et tombe nez à nez avec une charmante paire de Louboudin à boucle en argent pailleté et leur propriétaire (être bien dans ses pompes c’est être bien dans sa tête n’est-ce pas). C’était peut être la paire en question, ce petit rien d’incertitude au coin des yeux ou les nénés bleus voluptueusement rebondis avec lesquels il était aux prises - ou pas - mais l’intuition snobinarde de Robin se réveille alors paresseusement.

« Hey. »

Mystic lisse ses jolis sourcils orange dans un mouvement terriblement craquant. Les cassettes se souviennent des clients fidèles après tout. N’importe quel ado hormonalement opérationnel n’a-il pas déjà loué une vidéo des X-men au moins une fois dans sa vie ? Ou tout les samedi soirs. Oui, Robin est du genre très enthousiaste. Et c'est enthousiasmé qu'il s'adresse au blondinet.

« Première fois ? »

« La première cassette est toujours la meilleure. »

Renchérit la X-girl et son épiderme bionique. Ils ont à peine le temps d'échanger quelques mondanités que la vielle cassette de Puck Norris, l’arme secrète pète une bobine ! Après 10 ans de bons et loyaux services, 4537 visionnages et des poussières de félutin, c’était plus que compréhensible. Le lasso violet dézingue X-men, les orgies’in  dans les mains de Monsieur je porte des chaussures Louboudin dans un vieux vidéoclub de Camelote. Plus médusé que Persée, Robin regarde le cowboy barbu s’emparer du bazooka de Rambeau après l’avoir taclé dans les boules de nowel.

« If you don’t take Puck Norris, Puck Norris takes you. »

Le cowboy se met à viser sans trembler des extrémités une seule seconde. La barbe déterminée et le sourcil menaçant.

« Oh putain... »

Le leader des power rangers se jete sur Blondie, réflexes de mangouste obligent, suivi de près par Mystic et ses nénés bleus. S’abritant derrière le couloir des dessins animés, ils échappent de justesse au tir neutronique multicolore. Mais Puck Norris ne connait pas l’échec, c’est l’échec qui connait Puck Noris.

« Par les roulettes du professeur Xavier !! »

« Vite, le petit poney ! »

Robinet se débarrasse de la jaquette à moitié carbonisée qui s’est nichée dans ses cheveux – toujours faussement pas coiffés et impec, merci vivale dop fixation béton – attrape la crinière arc-en-ciel de la licorne naine qui vient de lâcher un papillon. Et d’une œillade appuyée, il invite les nénés bleus et le compatriote fortuné à grimper. Il s’agirait de prendre la fuite, et vite !



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Voir le profil de l'utilisateur Jeu 4 Juil - 20:06




Maman lui avait toujours dit d'ouvrir son horizon. De laisser les perspectives venir à lui. Bien sûr, se retrouver entre une paires de mamelles bleutés et une touffe rouquine n'était sans doute pas ce à quoi elle devait penser, espérer pour son fils. En terme d'horizon, une choucroute rousse a le don de bloquer toutes perspectives.

Les expériences prolétaires avaient le don d’exciter et d'interroger William. Vous savez, ce piment qu'il manque souvent aux veuves en manque de jeunesses, dans leur vie ou dans leur lit. Cette expérience inavouable qui trottine dans l'esprit d'une adolescente en manque d'affection. Cette tentation qui tend les mains à ce gamin que l'on prive de sucre le dimanche et qui voit sur la table un bol de sucreries. Pour le jeune homme, la vie des gens normaux était ce piment. Commander une pizza. Prendre une cuite. Aller en boîte de nuit. Autant de chose qu'on lui refuse par son statut de Baron et de conseiller municipale et qui manque à l'adolescent qu'il est. Et l'idée sournoise qui faisait des sauts périlleux dans sa tête était de louer une vidéo. Il n'en avait jamais eu l'occasion à vrai dire. Les livres étaient omniprésents dans la maison, mais le téléviseur éteint depuis le décès de Maman. Comme si les actualités étaient l'écho de la souffrance de Papa.

Camelote était sans doute le meilleur endroit. Miteux, éloigné de Nouille Orc et de ses préoccupations bling-bling, le quartier était idéal pour arriver en limousine avec chauffeur en toute discrétion. C'est donc dans une tenue qu'il voulait passe partout, dans une jolie teinte de velours violin et prune et ses nouvelles boucles argentées aux chaussures, qu'il poussa la porte crasseuse du vidéoclub. Il aima tout de suite la magasin d'ailleurs. Le néon rouge et ses lettres manquantes, les vitrines salles, les rayonnages mal rangés, tout cela respirait pour Boogeyman le désordre et la normalité. Enfin. Une pensée s'envolé d'ailleurs pour Julietta, sa bonne, qui aurait fait une crise cardiaque dans un lieu aussi peu entretenu. Et qui en fera une sans doute quand elle verra l'état de ses vêtements. Pauvre femme, si elle savait comme on pouvait s'amuser dans ces lieux prolétaires.

Ses jolies boucles argentées avaient à peine dépassé l'ouverture du magasin qu'il semblait happé par une sorte d'effervescence qu'il ne contrôla pas. Il se retrouva devant des rayonnages des cassettes osées qui montraient leurs charmes au jeune homme naïf et innocent. Le vidéoclub était d'ailleurs désert, étrangement. Non pas que l'endroit ne grouillait pas de personnage de fiction qui se baladaient entre les séries de vidéos, mais William était le seul être vivant qui foulait le sol du vidéoclub. Excepté le garçon rouquin qui semblait parler à une actrice bleu et aussi rousse que lui. Si la vue de la poitrine siliconée de la demoiselle ne le fit pas tressaillir, la tenue du garçon devant lui, sans doute âgé comme lui d'ailleurs, le fit lever un sourcil. Willy ne savait pas que de telles associations de couleurs et de textures révélaient du possible. Enfin, il fallait oser.

Il ne put dire comment il se retrouva avec la cassette de la jeune femme dans les mains. Ni comment un lasso violet l'explosa alors qu'elle était entre ses mains -fraîchement manucurées-. Ni comment il se retrouva maintenant entre une paire de seins bleus et une toufette rousse. Sur un poney. Et ses louboudins qui frôlaient dangereusement le sol sous les tirs d'un homme complètement hystérique. Et vraiment mal sapé. Il avait tout pour plaire donc.

Finalement, leur chevauché fantastique prit fin entre les rayons des vidéos pour enfants. D'ailleurs, William ne releva même pas pourquoi les vidéos pour adultes étaient devant, et celles pour enfants derrières. Les gens ici avaient des coutumes vraiment étranges. Il retira la poussière des projectiles et autres morceaux carbonisés de cassettes de sa veste violette, regarda dans le plastique d'une jaquette pour inspecter sa coiffure, inspectant au passage si aucune de ses mèches blondes n'avaient disparu sous l’impact d'un tir du cow-boy fou. Laissant de côté la tenue toujours aussi douteuse du rouquin, il lui répondit enfin. Parce que Maman lui avait toujours dit que de ne pas répondre à une question était malpoli. Et noblesse oblige, on se devait de l'être, poli.

"Oui, c'est ma première fois ici. Est-ce toujours aussi ... explosif ?"

Il fut content d'entendre la phrase franchir la barrière de ses lèvres qu'il imaginait rougies sous la pression de ses dents pendant la chevauché fantastique. Il se devait d'avoir une voix assurée quand il répondait. Mais pensait entendre sa voix tremblotante, chevrotante sous la peur de finir atomiser par un rayon neutronique ou autre extravagance du lieu.

"Je pense que s'il faut demander la sortie, la jeune fille et son singe avec la carte semblent savoir par où il faut se diriger."

Surtout ostensiblement ignorer la poitrine haletante et bleuté de la demoiselle. Regarder dans les yeux le jeune rouquin. Et ne pas signifier dans son attitude que la tenue de la jeune femme le troublait. Etait-ce la norme par ici, de dévoiler une partie de son corps à deux jeunes hommes ? William angoissait qu'on lui demandât de faire la même chose.







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Voir le profil de l'utilisateur Ven 5 Juil - 14:13
le sac à dos de dorade approuve. Les scratch de ses baskets aussi.


Son blouson d’été Vert-sachet n’était pas indécent. Pas plus que son pantalon Art-manie d’ailleurs. Du moins, ils ne l’étaient pas jusqu’à la dernière tentative de discréditation de Greenie. Greenie et ses doigts de fée. Greenie qui maniait la couleur et le motif encore mieux que Van Gag. Mais diable, et fichtre, même affublé d’un pantalon framboise saisissant, d’un t-shirt blanc à pois vert et d’une veste turquoise pénétrante, Robin était viril, merci pour lui.

« Oui et non. Il y a eu un braquage une fois, et quoi qu’explosivement fascinant, je dois dire qu’une cassette défectueuse c’est autrement plus impressionnant. »

« Les abdos de W’over’in, ça, c’est impressionnant messieurs. »

Le petit poney lâcha un papillon suivi d’un soupire évocateur du genre « hou aah hi ouuuh ». Ou quelque chose comme ça. Sa façon d’approuver, sans aucun doute.

« Robin. Robin Smack Trésor Lochslay. Mais appelez-moi Robin. »

Tout en lui serrant la main avec enthousiasme – un petit sursaut de bonnes manières c’était tout naturel après qu’ils aient monté le même poney voyons – ses ongles grésillèrent un peu, fluoresçant du vert au bleu l’espace d’un instant.

« Houaahhiouuuh ... J’ai faim. »

Lâcha cette fois le petit poney (rose de crin et blond de crinière) tandis qu’il grignotait  le joli velours violine de la veste de Boucles d’argent.

« Lilice, ignoble petit poney fallacieux. »

Mystic s’indignait, et Robin trouva que ça lui allait bien. A elle et aux deux nénés bleus qui flopflopait tendrement dans l’invective, comme pour accorder plus de poids (dans tous les sens du terme) à leur propriétaire. Mais déjà l’adolescent virilement multicolore harponnait la môme à la carte par les bretelles de son sac à dos pour lui demander de l’aide... Dorade et son singe jetèrent un regard trop intellectuel pour être honnête sur l’assemblée. Puis refusèrent catégoriquement de les aiguiller vers la sortie. Damned.  

« Puck Norris monte la garde devant la sortie. Exit. »

« Et le gérant est parti faire sa pause au bar d’en face, il ne risque de pas de revenir avant un moment. » Renchérit le singe.

« Before a moment. La seule cassette qui ait déjà réussi à mater Puck, c’est Dark Wadore. Mais il ne sera pas facile à convaincre. Bon courage à vous. Loosers. »

Nom d’un cupcake à la banane.

« Merde, ça craint pour nous ça. Pour atteindre le rayon science fiction et fétichisme il va falloir traverser le premier étage des films d’horreurs. »

Et les voilà avec un objectif à atteindre, héros enfiévrés du samedi soir qu’ils ne sont pas.

« J’ai encore faim. »

To be continued...

robinet #FD0064 mystic #18B1B6 puck norris #FF8040 lilice #FFA800 dorade #CC93FF



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Voir le profil de l'utilisateur Ven 5 Juil - 15:38




William ne comprenait plus très bien la situation. Il ne se souvenait pas que, dans les livres, louer une cassette vidéo pouvait vous soumettre à des explosions et à des déjections en forme de papillon. Bien sûr, sur les pages griffés des vieux manuels qui occupaient la bibliothèque paternelle, aucune mention de cassettes explosives et de héros qui sortaient des bobines pour vous faire la promotion de leur film, de leur pistolet ou de leur poitrine. Aussi généreuse soit elle.

Bien sûr, cette sensation fugace de perte de contrôle n'était pas agréable. Surtout quand on compte sur vous en général justement pour contrôler la situation. Mais, finalement, il était venu pour ça. Découvrir de nouvelles choses. De nouvelles expériences. Il avait déjà été bien téméraire de venir ici, sans son garde du corps -ou plutôt acolyte d'aventures-, dans un lieu qu'il ne connaissait pas. Il n'avait d'ailleurs pas eu le temps de faire du repérage, histoire de voir s'il s'y trouvait un placard, ou un lit. Une porte de sortie. Alors apprendre qu'il y avait eu un braquage le fit déglutir. Étrange cette sensation de perdre de pied. De ne pas savoir ce qui allait se produire dans les quelques minutes.

D'ailleurs, Boogeyman ne s'attendait pas non plus à la poigné de main venant dudit Robin. Quels étranges noms d'ailleurs. On eut dit un patronyme de noble. D'aristocrate. Quelqu'un comme lui. C'était quelque chose de rassurant. Avoir quelqu'un qui lui ressemble et qui sait comment agir dans des situations pareilles. Finalement, il allait peut être s'en tirer. Si seulement la licorne pouvait arrêter de brouter sa veste. Mais, noblesse oblige, on se devait de rester calme. William se devait de rester William. Ne pas devenir Boogeyman.

"Enchanté Robin. Je m'appelle William Von Schrank. Très...très jolis vos ongles."

Étonnant, cette capacité de pouvoir changer la couleur de ses ongles. Ça devait être utile, pour voir dans le noir, ou pour assortir ses mains avec ses vêtements du jour, sans pour autant charger la tenue d'accessoires superflues. Finalement, malgré sa tenue kitch mais que Boogeyman commençait à apprécier, le jeune homme roux réservait des surprises qui plaisaient à William. Il reprit d'un ton posé, ignorant la poitrine qui dodelinait à leurs côtés, et les interruptions chevalines et papillonesques du poney.

"Si la jeune fille et son singe ont raison, nous pouvons peut être sortir par les appartements du gérant. Si tant est qu'il en ait. Vous pensez qu'il y ait un placard où il pourrait ranger ses affaires, des stocks, ou un lit où il pourrait se reposer ?"

Bien sûr, son discours devait paraître étrange. Pourquoi chercher un lit ou une armoire quand un cow-boy sous stéroïdes vous bloquait la sortie et voulez votre peau, après tout ? Mais si William trouvait l'un des deux, ils pourraient sortir sans passer devant le tireur fou. Bien sûr, si la jeune fille, trop sérieuse et jeune pour être honnête, et son singe ne pouvaient répondre par l'affirmative, ils devaient passer par le rayon des films d'horreurs. Et William avait horreur des films d'horreur. Zombies, êtres sombres et terrifiants, musiques angoissantes. Autant de cauchemars qui tapissaient les nuits de Willy et ses murs sous des formes abstraites et flippantes. Et, à cette idée, cette petite pensée d'autant de monstres, William commença à avoir des sueurs froides. Il suffisait maintenant de prier que le gérant alcoolique avait un placard. Ou un lit.








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Voir le profil de l'utilisateur Ven 12 Juil - 18:38
Red-hair barbies are watching you.

« Des appartements dans un vidéoclub ? Hinhinhin. »

« Ce serait tellement glamour. »

« Il y aurait à manger. »

« Les placards aussi c'est glamour. »

Ou pas. Robin interroge William du regard. Un placard ? What the freedent. Nénés bleus en profite pour se métamorphoser en Lara Croforte ; tenue camouflage - plus cinq points de dextérité - mini-short et décolleté plongeant - plus cinq points de charisme. Willy va peut être enfin pouvoir la mater sans se sentir coupable.

« Okay. Le mieux c'est encore de monter. Le premier qui voit un fétichiste masqué en cuir ou un placard poke les autres. »

« Que c'est sexy ! »

Et la mauvaise troupe se met en marche. Le premier étage n'est pas fondamentalement différent des autres. Le lino des couloirs fait poc poc sous les chaussures. Les néons répandent une lumière bleue qui accentue les froncements de sourcils. Une bonne odeur de cigarette et de pétard à l'algue s'est infiltrée dans les murs. Mais ici, plus rien n'est anodin. Un poc poc de trop pourrait bien mettre un zombie nudiste de Exhibing Dead sur votre piste. Le jardinier cannibale du film Euh Lol pourrait avoir l'idée de suivre les papillons que lâche Lilice toutes les 48 secondes et vous tomber dessus. Ou pire.

Normalement les cassettes vidéo sont inoffensives mais hey, on parle d'un vidéoclub de Camelote - et de camelote - qui sait combien de bandes ont ici dépassé l'âge légal d'exposition en vitrine ?

« Dites moi William - je peux vous appeler William ? - ça vous arrive souvent de trainer dans des quartiers malfamés pour tuer le temps ? »

C'est à dire que faire la conversation évite de trop penser aux zombies nudistes et à Euh Lol. Si si.

« Vous n'êtes pas d'ici. »

Ça n'est pas une question. Mais un sourcil orange se lève quand même, par habitude ou par défi.

« Et donc, le placard. Quel genre... D'activités comptez-vous y perpétrer ? »

« J'ai des propositions à faire sur le sujet Messieurs. »

Le petit sourire en coin parfumé au thé glacé et à la fraise de Robin lui, était glamour c'est sur. Tout l'opposé du dentier plein de caries violettes de Chucky la poupée psychopathe qui vient d'éventrer le dernier papillon lâché par Lilice. L'ignoble machin pousse un quelque chose vocal ; entre le gargouilli satanique et le rire de céréale-killer. Avant de se jeter sur Robin, une rappe à gruyère dans la main...!

To be continued...

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Voir le profil de l'utilisateur Ven 12 Juil - 19:38




Le lino était taché. Légèrement gondolé à certains endroits, sans doute à cause de l'humidité ou du passage régulier, effréné, des clients. Certains coins des dallages se levaient même, pointant d'un doigt accusateur leur mauvais état à la face du monde. Mais c'est cette tâche, de brûlure ?, qui perturbait Boogeyman. Elle s'étalait sur le lino, maintenant piétiné par cette poupée psychopathe qui laissait perplexe le jeune garçon. William aimait les poupées. Elles étaient un peu le miroir de l'homme, ce qu'on rêvait d'être, ce qu'on rêvait d'avoir. On s'inventait dans leurs aventures, des vies que l'on ne pouvait à peine toucher du doigt. Ou comme pour Willy, on simulait une affection que l'on ne recevait pas. Mais celle ci était inquiétante. Mal coiffée, pleine de suture et de cicatrice, avec ce regard qui possédait trop de vie pour une poupée ordinaire. Une poupée presque diabolique, avec une rappe à fromage.

Boogeyman soupira. Oui, la violence avait tendance à lui arracher ce genre de relâchement. Il sortit de sa poche un pot de confiture, plein de cette gélatine bleutée qu'il affectionnait. Le couvercle dévissé dans un pop sonore, Apérikub, son puddy domestique, se dilata face à cette violence. Comme son propriétaire, The Kyoub était élégant et princier, et détestait ce genre de démonstrations physiques. Il gagna en volume et se jeta sur la poupée satanique pour la maîtriser. William s'approcha à pas mesurés du champ de bataille, évitant les coups de sabots d'une Lilice en fureur, les hurlements pornographique de la poitrine bleue devenue aventurière, et déversa de la poudre solidifiante pour confiture. Apérikub perdit de sa prestance, de sa souplesse de danseur de salsa et sa consistance plus épaisse permis au groupe de ralentir les mouvements effrénés de la petite poupée psychopathe.

"Je pense que nous pouvons y aller. Apérikub va se charger de lui. Ou alors il finira au fond de ma marmite."

Tendant la main au rouquin pour l'aider à se relever, il lui adressa un de ses sourires brillants et parfaits, ses deux canines ogresques pointant à la commissure de ses lèvres pâles et rosées. Il tendait rarement la main, de eur d'attraper une grippe ou le virus Z, mais il lui semblait pouvoir avoir confiance en Robin. Il lui faudrait juste prendre le temps de comprendre ce look étrange. Continuant dans les rayons des films d'horreur, ignorant ostensiblement la peur qui lui tiraillait le ventre et les mains, membres, jambes et orteils poilus qui semblaient prendre vie seuls malgré leur état de décomposition avancé, il réfléchissait à la réponse qu'il pouvait donner au jeune homme. Et comme à son habitude, il aimait visser et dévisser méticuleusement le couvercle du pot de confiture secoué dans le fond de sa poche. Encore et encore. Un click et un clack qui le rassuraient. Il aimait aussi la rondeur de ces couvercles. Et les reliefs qu'il pouvait y sentir. Se retournant, entre le rayon des sociopathes et celui des films d'extraterrestres et ses OVNI métalliques volant en rase motte, il répondit aux questions du jeune homme.

"Bien sûr, vous pouvez m'appeler William, je ne suis pas amateur des titres de noblesse dans une conversation." Bah oui, ça les rallonge. Question de pure logique et de fainéantise.

"Je ne suis pas d'ici, en effet. Pour les placards, c'est une longue histoire d'amour entre eux et moi." Sarcasme. Et ironie. Il aimait tirailler les méninges de ses interlocuteurs. Bien sûr, les réponses qu'il attendait devaient patienter. L'extraterrestre avec son scaphandre et son teint verdâtre s'amusait à tirer dans tout les sens, tazzant les objets qui passaient à proximité. Mais maintenant les objets, c'étaient eux.








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Voir le profil de l'utilisateur Ven 19 Juil - 19:21
Heeeeere we gohoooo !

Wouhouhou, une poupée rousse psychopathe - mais rousse d'abord - c'est la fête. Les rappes à fromage ça fait flipper sa race. Si si. Entre Lilice qui attrape Chucky par les cheveux - qu'elle machouille violemment, petit coup de faim oblige - et Nénés bleus qui tente de le pécho avec son fouet lumineux, c'est la folie. Et, oh, William lance l'attaque lancer de pot d'confiote. COUP CRITIQUE. Go go go, poudre désalsateuse. Combo. Alors Robin accepte la main salvatrice de Blondie avec beaucoup, beaucoup de reconnaissance. Et d'un air entendu - complice même - le rouquin acquièce vigoureusement :

« Fuyons ! »

Vous prenez la fuite. Et voyez passer en l'air un houwthouwt (la mascotte hibou unijambiste à sourcils en flèche de 69 Century Fox). Le quota de figurants handicapés est atteint, yay.

« Oh ! Un houwthouwt, faites donc un vœu William ! »

Et c'est alors qu'un twixien en combi latex PVC verte dézingue le houwthouwt à coup de pistollet à rayon neutronique.

« Aa aa aaa ! A aa a a aa aaa. Aa a ! »

Un twixien sauvage apparait ! Que souhaitez-vous faite ?

« Nom d'un lardon dégraissé ! Twix attaque ! »

Les petites protubérances-oreilles du twixien flopflopent avec indécence tandis que son cerveau - ooooh mon dieu - vrombit d'excitation. Triple beurk.

Robinet bouscule virilement la première cassette qui passe pour lui voler son arme pendant que Nénés bleus danse la salsa avec un zombie nudiste qui passait par là. La cassette en question s'avère être un clandestin moustachu plombier en salopette...

« MARIOOOOOLE ! »

Le bougre se met alors à leur lancer d'énormes gélules explosives - pouf - qui laissent apparaitre des surprises... Surprenantes.

« Super smash brosse mais laid, now you're playing with power. Touch me, too much fun. »

Wouhou, Robin se jette sur la baguette magique qui balance des météores tandis que Lilice mange les hamburgers et les plats de nouilles.

« Willy, vite, chope la pâquerette ! »

Une fleur géante qui crache le feu, ça se loupe pas ! Les voilà équipés pour poutrer les twixiens qui affluent soudain, le zombie nudiste et n'importe quel autre super-vilain bobineux. L'adolescent atomise l'un ou l'autre après avoir chargé un gros kaméhaméha en forme d'étoile filante. Yaousa ! Et c'est alors que...

« Fshhh. Hiiiifshhh. »

OMG, ils ont passé le rayon des scary movie. Et dans son cuir souple et moelleux - SM, il le vaut bien - Dark Wadore leur fait désormais face (ou pas, compte tenu du masque).

« La force, est avec vous. Fshhh. »

To be continued...



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Voir le profil de l'utilisateur Ven 19 Juil - 20:52




Elle était belle. Et longue. Brillante, dressée dans l'action. Un peu rigide même entre ses doigts. Flexible sur le bout, histoire de pouvoir diriger le jet. Un peu plus touffue à la base, elle se terminait par un épanouissement somptueux. Il aimait la sentir entre ses mains finalement. Il se sentait puissant. Maître du monde, avec cette tige longiligne et courbe. A bout de bras, elle pouvait impressionner. Surtout pour quelqu'un d'inexpérimenté. Une personne prude, chaste, virginal sous tout rapport. Mais elle était maintenant en feu, beaucoup moins impressionnante, vrombissant sous la puissance de feu qu'elle vomissait sur ses ennemis. Les chaires zombiesques, entrailles et autres déchets presque morts, pas tout à fait vivants, fondaient en prenant feu. Et les yeux de William brillaient à l'unisson, les mains fermement agrippées au manche tremblant sous la pression et l'excitation de la bataille intergalactique. Lui et sa marguerite étaient des soldats, des machines à réduire les zombies en une flaque épaisse et visqueuse, sentant le brûlé et le porc au caramiel. Nénés bleus lui avait bien proposé un petit coup de main, histoire de soulager ses poignets d'aristocrate. Mais il pouvait se débrouiller seul, il avait l'habitude de finir le travail.

Ils tournaient dos à la scène apocalyptique qui s'étalait derrière eux. Le sol collait encore, les carcasses en cendres fumaient encore et pas que de l'herbe. Même si les herbes restent toujours les bienvenues dans ce genre de pique-nique. Rarement inoffensives dans les poches de Robin. Mais en face d'eux, un SM aux goûts douteux se plantait devant eux. Asthmatique, à priori. Il avait eu la délicatesse de ne pas mettre de chaînes, restant dans le PVC cuir -cuir latex, manque une moustache et la chorée YMCA- et les jambières sexy. D'ailleurs, ledit sado-maso devait avoir de jolies jambes, William louchait presque sur la cuisse saillante sous les rainures du latex moulant. Il évitait d'ailleurs du regard la coque brillante et et lustrée par l'usage qui ornait son entre-jambe. Marguerite frétilla dans sa main. Robin l'avait tutoyé. Etaient-ils camarade de bataille ? Ce titre devait plaire à Grincheux, fan de camaraderie. William ne revenait pas de s'être fait un ami.

"Dis, Robin, tu sais  comment s'en débarrasser ? Tu le connais ?"

Il semblait terrible, cet homme masqué avec sa tenue -sexy- moulante et brillante. Boogeyman se demandait à quoi pouvaient servir tous ces boutons, sur son plastron. Des fonctionnalités cachés ? Des widgets dignes des plus grands téléphones tactiles ? S'il avait téléchargé Faceplouc, sans doute ce petit bouton bleu, ils pourraientt peut être, une fois sorti d'ici, se demander en ami et échanger leurs photos ? Le Dark Wadore sauvage était apparu, ronflant et souffletant derrière son masque. Il devait avoir chaud. Boogeyman se demanda si l'attaque flammèche de sa marguerite enchantée serait assez efficace pour détruire le cuir clouté du masochiste. Pas plus que les météores de la baguette magique et si tendancieuse de Robin. William s’étonnait même de ne pas voir de froufroutements et autres poils orangés ornés cette si belle baguette. Le garçon était peut être plus précieux qu'il ne le laissait paraître. Cependant, ils furent sauvés, entre deux « Fshhh. Hiiiifshhh. » Wadorien, et un papillon lâché par Lilice qui digérait encore les poils orangés de la marionnette psychopathe. Boogeyman prit note, on ne peut décidément pas digérer convenablement du roux. Mais s'il ne pouvait en mettre dans ses confitures, la population rousse puddyesque allait exploser ! Et régner sur le monde des puddies, ou le leur. Quel dilemme pour un si jeune garçon.

Ils furent sauvés donc, par ce qui semblait être Madame Wadore. Épaulettes (Hé, Paulette!) plus courte, plastron orné de deux seins à faire rougir les bleus de Mystic. Madame Wadore, égérie de du parfum Dark, J'adore, éructait. Elle sifflait dans son casque brillant, pourtant très clairement.

Dark Wadore et Madame:
 

"Tu as encore oublié de vider le lave-vaisselle, Wady ! Combien de fois je te l'ai dit ? Hein ? HEIN ? On ne sort pas des cassettes pour embêter les gens avant que tout soit fait ! Tout ! Tu n'as même pas mis la table ! Ni nourri les chats ! Si ça ne tenait qu'à moi, je sortirai bien mon sabre pour te montrer de quel bois je me chauffe...Mais 'y a des enfants..."

Dark Wadore lâcha un dernier "Fsssssh Hsssssh" que l'on pouvait traduire facilement en "Faiiiiis Chiiiier" et baissa les épaules, emboitant les pas de Madame Wadore, conquérante, semblant marcher sur un symphonie cinématographique qui faisait un truc du genre : tin tin tin, tin tintin, tin tintin. Ce qui donna faim à Lilice qui rêva d'une tarte Tintin. S'il avait dépassé les films d'horreurs et autres zombicités, ils étaient dans le coin des psychopathes en tout genre et des trips étranges. Comme cette petite personne, barbue, armée d'un bâton, qui, de dos, montrait ses fesses à qui le voulait. A savoir eux, pour le coup. Joie.

"Vous désespérez de trouver l'amour ? Moi aussi. Mais je peux vous montrer les plus belles merveilles du monde. Et vous apprendre à avoir une femme différente chaque soir ! Voire plusieurs ! Venez ! Et louez ma cassette ! Merlin Pinpin, conseiller en amour, roi de l'humour."

William dégluti, avec mal, lâchant dans l’hébétement sa marguerite fétiche qui lâcha une flamme ridicule en heurtant le sol, dans un pouet tout aussi ridicule. Ils étaient sans doute en face de leur plus terrible adversaire : les blagues de Merlin, le terrible sorcier.








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J'suis fonda et j'aime ta courge
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Voir le profil de l'utilisateur Mer 31 Juil - 18:04
Par le musculeux fessier enchanté de merlin.


La guerre rapproche les gens, les tiges longilignes courbes et touffues aussi.

Robin ▬  C'est... Il... Hmm.

Robin était tout aussi abassourdi que Willy, ne sachant trop qui du masque respiratoire ou de la coque imposante et, diable, vernie, l'impressionnait le plus. Sa baguette magique tressauta gaiement. Houuuu. Le rouquin baissa le ton à l'intention du blondinet - blond dîner yay - tandis que môman wadore engueulait son asthmatique de mari.

Robin ▬  Le mariage, c'est du suicide. J'finirai jamais comme ça. Never ever, dude.

Il se demanda alors (révélation soudaine oblige) si manger les cheveux roux de Chucky faisait de Lilice une cannibale. Une cassette qui en mange une autre, mais où va le monde ? Vraiment.

La petite tintin-musique s'éleva de nulle part ; oh, really ? Ils auraient dû protester, tripoter leurs baguettes et... Ils ne le firent pas. Môaman Wadore était trop flippante. Si seulement elle avait pu se sortir le sabre laze qu'elle avait dans le.

Robin ▬  Ça Willy, c'était notre seul espoir de poutrer sa race à Puck Norris... Shit.

Dix de perdus, un de retrouvé ! Ou deux, en fait. Les fesses droite et gauche de Merlin, bien rebondies malgré son grand âge ; faisait-il de la musculation postérieure tonifiante ?

Robin ▬  Par le caleçon de Merlin !
Mystic alias nénés bleus ▬  Ou son absence, pour le coup ♥

L'adolescent lui jeta un regard admiratif qui frôlait la vénération indécente... Ce papi était un dieu !

Merlin ▬  Hey ! Jeunot. Comment va votre mère ? Glissa-t-il à Robinet, sourire soupçonneux aux lèvres.
Robin ▬  Ma m...
Merlin ▬  Joke ! Houhouhou. Perlinpinpin. Oh ! Mais je vois que vous êtes bien accompagnés les jeunes. Je ne fais pas dans la zoophilie habituellement mais je peux faire un effort pour vous. Conseil de séduction qui roxe du poney n°1, vous...
Mystic ▬  Professeur, vous êtes scandaleusement sexy. Lui glissa Nénés bleu d'une pichenette voluptueuse, faisant remarquer discrètement que le vieillard n'avait toujours pas reboutonné son pantalon.

Les bleus de Mystic - de nouveau elle même et... et elle même (comprendre ; sans vêtement et bleue) - s'agitèrent soudain. Aguicheuse.

Merlin ▬  Ma chère, vous me mystifiez. Que diriez-vous d'un cours particulier ? Vous, moi, dans un plaquard.

Pause. Retour sur image.

Robin ▬  UN PLACARD ?!
Merlin ▬  Vous voulez participer ? Pourquoi pas. A plusieurs c'est meilleur.

Robin jeta un regard entendu à son nouveau poto. Jouons un peu le jeu avant d'arriver, il nous faut ce placard.

Robin ▬  C'est pour la bonne cause William.

Et il pointa virilement sa baguette magique vers Merlin.

Robin ▬  Conduisez-nous au placard Papi !
Merlin ▬  Mais bien sur. Suivez-moi jeunes-gens.

Et il empoignait déjà les n.... Le bras de Mystic.

Merlin ▬  Le poney vient aussi ?

OOOH MMMON DIEU.

To be continued...



go go power rangers yaha 
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Voir le profil de l'utilisateur Jeu 1 Aoû - 12:15




C'est décidé, Robin lui faisait peur. C'était un comble pour un ogre, d'autant plus pour le Boogeyman qui avait fait de ses nuits et de son passe-temps favori de la peur son plus beau hobby. Robin pouvait lui apprendre d'autres types de peur finalement. Mais de là à participer à un plan à plusieurs. Surtout avec Merlin. Quoique Nénés bleus aussi faisait peur, avec le silicone de sa peau qui menaçait d'exploser. Et pouvait on encore parler de normalité avec le rouquin qui semblait mourir d'impatience de voir ça. Une expérience qui semblait le réjouir au plus au point. Bon il était mignon avec sa frimousse rousse, ses tâches de rousseur à peine visibles et son air de grand dadet trop bien dans ses pompes. D'ailleurs, celles de Boogeyman étaient plus belles et sophistiquées. Mais il ne semblait prêt que pour des pompes funèbres. Mais ils avaient prononcé le mot magique, plus magique que la baguette tendre et souple de Merlin. Placard. Oh douce mélancolie que la chaleur d'un placard propre et bien rangé. Terrible joie qu'une porte qui se referme sur vous, vous protégeant des regards indiscrets et des griffes monstrueuses de la nuit. William déchanta quand il vit le placard en question. Une sorte de cagibi métallique, rouillé sur la porte, avec des étagères gondolées et un foutoir infernal à l'intérieur. Foutoir que s'applica à avaler Aperikuyb, le puddy du jeune Baron, dans des plop et slurp appétissants et d'amateur de bonne chair.

"Bon, Robin, avec moi. Vous deux, Merlin et...et...vous mademoiselle en bleu, vous restez dehors."

Bien sûr, on les regarda étrangement, lui et Robin. Nénés bleus sembla déçu, elle devait déjà s'imaginer dans les bras du roux, tremblante et chevauchant dans une contrée interdite et délicieuse. Et Merlin pantois, peu habitué à donner des conseils aux jeunes couples de garçons adolescents. Il était plus spécialiste fruits de mer et silicone, mention écolière.

Merlin ▬  Ouais, il vaudrait mieux vous laisser seuls tous les deux, on échangera après votre petite affaire !

Boogeyman ignora superbement la mine déconfite, semblait il, de son ami roux, et le pris par le bras en direction du placard. Tandis que The Kyub rotait de façon distinguée les restes de boulons et chiffons sales qui glougloutaient désormais dans son ventre rond et gélatineux. S'il pouvait s'occuper du percepteur d'impôts, ce puddy serait parfait. Mais non, monsieur à des goûts de luxe. Tu parles. Le placard était exiguë, trop peu large pour que les deux garçons puissent prendre leurs aises sans se toucher. Leurs épaules se touchaient, les deux visages à quelques millimètres l'un de l'autre. Les cheveux roux s'éparpillaient sur les blonds et ordonnés de William. Il sentait bon, Robin. Même après une course poursuite. Finalement, l'odeur des roux, c'était une légende urbaine. Comme s'il n'y en avait pas suffisamment à Malkins, des légende.

"T'inquiètes paupiette, je ne vais pas te violer."


Oui, la nuit, ou les ténèbres d'un placard, avaient tendance à faire naître chez Boogeyman un vocabulaire plus fleuri. Ou alors était-ce le roi Merlin qui lui avait encore joué un tour, le trouvant trop coincé à son goût pour une escapade sexuelle avec un roux dans un placard. William se saisit d'une des mains de son compère de fortune, l'emprisonnant dans la sienne, froide et blanche. Fine et élancée. Belle et propre. Une main Mary-Sue qui, si elle le pouvait, secourait sa frange brune aux reflets bleus et battrait des cils épais et longs sur des yeux violets sublimes. Mais ce n'était qu'une main qui tenait une autre. Deux hommes qui se tiennent la main, ça n'a rien qui peut gêner la morale. Là où le doute s'installe c'est que ce geste se fasse sous la table. Ou dans un placard. Mais le groupe de chanteurs mécano -et moustachus- n'avaient pas pensé à cette version là de l'histoire. Boogeyman ferma les yeux. On pourrait se croire dans une de ces scènes d'amour Nouille Orcaise. Deux lèvres qui se touchent, deux mains qui se serrent, deux corps qui se.

Leurs talons touchèrent un sol nouveau dans un clack claquant. Ils avaient réussi, à se sortir de la traque de Puck Norris, de ce vidéoclub infernal, laissant Nénés bleus dans les bras de Merlin, Alice broutant les restes du crâne roux de Chucky. Le porte s'ouvrit sur deux corps qui tombèrent sous la pression du placard exiguë. Centre commerciale. Rayon boucherie. Ginette, comme tous les Mercredi, venait voir Gaston, le boucher un peu plus jeune qu'elle, qui savait faire frétiller sa moustache -à elle- comme personne. Il lui donnait toujours quelques tranches de gigot en plus, avec un clin d’œil aguicheur qui promettait encore une nuit de folie quand il irait la voir en cachette dans la maison de retraite (et hop encore une rime). Là, il ondulait des reins, devant sa machine à jambon, des coups pour que le jambon passe toujours mieux, le message tendancieux avec. Et derrière lui, sur le sol blanc du carrelage du laboratoire de la boucherie de la grande surface, Robin plaqué par un Boogeyman rougissant comme une pucelle en détresse respiratoire. Quand il sera président de la République, il fera des tailles standard de placards pour que ce genre de situation n'arrivent plus. Même si ce n'était pas désagréable finalement. Même Aperikyub glougloutait de bonheur dans son bocal. Rôtissoire, jambon et boudins, le moment était parfait.

"Nous voilà sorti de cet enfer, Robin. Je vais demander à mon garde du corps Black Hood de venir nous chercher. Je te dépose quelque part ?"








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