Partagez|
 

 Team Roquette, alouette. [PV Clyde]

ça envoie du pâté en croûte
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
MESSAGES : 165
LOCALISATION : Dans sa coquille.
HUMEUR : Juteuse.

tout est bon dans le potiron
tout est bon dans le potiron
Voir le profil de l'utilisateur Lun 1 Juil - 13:01


Mooly avait posé sa dernière bouteille de lait enrichi en fer et calcium, saveur limace, sur le perron de la vieille crapaudine aux cheveux roses. Elle avait levé ses grands yeux fatigués, cerclés de cernes violettes, et avait laissé tomber un juron d’une voix morne.

« Myrmidon de mordiouf de grenouille. »

Mooly la détestait cette vieille grenouille crapaude aux cheveux horriblement fluos.  Alors pourquoi, pourquoi avait-elle oublié de cracher dans sa bouteille ? Ca ne lui ressemblait pas, d’oublier des choses si importantes … Un peu comme si elle avait une cervelle d’huî …euh… de vert de terre. Ca devait être la soif. C’était forcément la soif. Elle était toujours là la vilaine, telle un capitaine accroché à son crochet, à lui titiller la gorge en lui marouflant les parois oesophagiennes.

Mooly déglutit, comme un chanapan crache une boule de poils pleine de sécrétion, et reprit son chemin. Elle marchait pieds nus sur les pavés nacrés de Pearl Harbor, peu soucieuse des gens qui déambulaient en bullant autour d’elle.
Après deux trois petites rues, elle arriva dans une ruelle un peu sombre et malfamée, le genre d’endroit lugubre dans lequel elle aurait adoré habiter. Elle était en train de méditer sur la cruauté de la vie par rapport à sa condition de petite huître, lorsqu'elle aperçut une silhouette.

Une silhouette de dos.
Une silhouette qui rimait avec chouette.

D'un pas furtif, elle se rapprocha de la forme informe qui se tenait devant elle, avant de, sans prévenir, grimper sur son dos. Le plus naturellement du monde. Une fois bien attachée à son rocher de chair, elle lui glissa à l'oreille, de sa voix aigue de petite fille.

« Bonjour vieille chouette. Je ne pensais pas te croiser ici. Et moi qui pensais que cette journée ne pouvait pas être pire »





just behind you.
avatar
MESSAGES : 178
LOCALISATION : nouille'orc
HUMEUR : krrkrrkrr

J'ai une grosse tongue ♥
J'ai une grosse tongue ♥
Voir le profil de l'utilisateur Lun 1 Juil - 14:09


TEAM ROQUETTE, ALOUETTE


∞ PEAR HARBOR.

Tu traînais comme une âme en peine dans les rues de Pear Harbor, trop hébété pour faire quelque chose d'autre que de marcher avec la vitesse d'une limace de mer octagénaire ayant de l'arthrose. Tes tongs raclaient au sol avec de magnifiques «schpouik» artistiques, tu ferrais fureur avec un tel tube au hit parade de soul'ocean. Tu passerais même devant Justin Bière'obeurre et Nickie Mirage c'est dire. Tu avais quitté la gare depuis longtemps et tu déambulais dans les ruelles sans savoir om tu allais. Tout cela à cause de cette Andy. Cette tentatrice tentaculeuse demoiselle qui t'avait honteusement roulé dans la farine en sachet de chez Paty. Cette garce, elle t'avait exposé ses nombreux atouts et toi tu étais tombé en plein de coeur de son piège de femme fatale. Et le magnifique tableau de Picassa. Pouf ! Envolé ! Disparu ! Une larme coula dans ta barbe de cap'taine corsaire lorsque les cris des mollards disparus résonnèrent dans tes oreilles. Tu t'arrêtas, figé d'horreur à cette pensée. Combien d'argent avais-tu perdu dans cette affaire si on comptait le voyage jusqu'à Pear Harbor ? Oh la sale Britney Spar. Elle t'avait tout pris ! Argent, temps, amour. Car oui ton petit palpitant tout chaud et tout doux avait été profondément blessé par cette voix envoutantes et ces yeux charmeurs.  

Un poids sur tes épaules te tire de tes réflexion métaphysiques ultra trop importantes pour la survie de l'humanité et l'éradication des pingus violets à poils verts -les plus dangereux-. Cette odeur iodée qui ressemble à celle des oursins que tu as sauvagement évidés il y a deux jours. Ça ne peut-être que elle. La phrase murmurée à ton oreille confirme les doutes affreux qui te tordent douloureusement les boyaux au point de vouloir aller de toute urgence trouver des toilettes.

Ça faisait longtemps la cougar, toujours occupée à draguer des pédophiles avec ton bonnet A ?

Aussi quand on a vingt-deux ans et qu'on ressemble à une gamine de douze, il ne faut pas s'étonner que ce genre de remarque sortent hin. Même si tu l'aimes bien ta petite cougar. Tu opères un retournement-plaqué d'un mouvement fluide et sensuel pour l'accrocher à ton torse et la porter comme un bébé koala.  

Tes cheveux ressemblent encore plus à des épis de blés qu'avant. Tu as attiré les foudres d'une sorcière qui faisait tout pour paraître fatale et qui a finie en couches-culottes ?








avatar
MESSAGES : 165
LOCALISATION : Dans sa coquille.
HUMEUR : Juteuse.

tout est bon dans le potiron
tout est bon dans le potiron
Voir le profil de l'utilisateur Lun 1 Juil - 16:08


Mooly était ce genre de créature complètement perméable, des pieds à la tête, à l'eau comme aux insultes. De ce fait, les remarques cinglantes du hibou eurent l’effet d’une piqûre de moustique uni-ailiste sur la petite huître. Sans dire un mot et se laissant bercer comme un moutard sans poivre, elle se contenta juste de lever légèrement un sourcil, se demandant ô pourquoi Dame Nature et Grand-mère Feuillage n’avaient pas accordé l’intelligence au pauvre Archimedes. Dédain et mépris n’étaient même pas suffisants pour qualifier la condescendance suprême contenue dans ce simple petit sourcillement.

« Non rien de tout ça. J’ai juste soif. »

SOIF DE SANNNNG. Rien qu’un regard sur la jeune Croquille montrait qu’elle était à bout, et qu’il ne valait mieux pas la titiller, sous peine de se prendre un coup de dent bien placé, qui laisse des cicatrices pas belles et purulentes comme un zombie nouveau-né.

Mooly plongea ses grands yeux d’ambres dans les saphirs sombres du jeune *keurfkeurf* homme, et  y trouva ce qu’elle cherchait. Il y avait, dans les yeux d’Archimedes, une pointe de tristesse, de douleur, quelque chose d’étrange qui étendait une lueur sombre dans les prunelles d’habitude si brillantes du vieux hibou. Une faille.

Dérangé. Il semblait dérangé. Et quand le grippe-sous était dérangé, c’était forcément un problème d’argent, foie de rat et rate de souris.

Un grand sourire à lèvres fermées s’étira sur la bouche de la jeune demoiselle. Ce sourire avait quelque chose d’inquiétant sur ce visage d’enfant, mais aurait-il été effrayant, placé sur les lèvres écarlates de l’huître de 22 ans. La langue de Mooly claqua, en une remarque bien placée :

« C’est étrange Clyde, tu ressembles à un vulgaire poulet dont aurait arraché les plumes. Ton précieux or est parti ? »

C’aurait pu être une remarque tout à fait fortuite, sans contexte, et déplacée. Mais l’huître avait ce petit pressentiment, ténu mais bien présent, qui l’avait poussée à lui demander. Elle s’était rapprochée de lui maintenant, sa face à quelques centimètres de son visage, et avait ajouté d’une voix mielleuse :

« Allez Clyde, tu sais que tu peux tout me dire. »

Et son sourire mesquin comme un gnome continua de s’étirer, à tel point que l’on pouvait apercevoir ses canines, luisantes dans la pénombre.






just behind you.
avatar
MESSAGES : 178
LOCALISATION : nouille'orc
HUMEUR : krrkrrkrr

J'ai une grosse tongue ♥
J'ai une grosse tongue ♥
Voir le profil de l'utilisateur Lun 1 Juil - 17:06


TEAM ROQUETTE, ALOUETTE


∞ PEAR HARBOR.

La machine du gnome maléfique était lancée, par la force de l'habitude -oui tu avais côtoyé cette pas si jeune demoiselle que ça bien trop souvent pour ta santé mentale- tu savais bien qu'elle était la pire teigne que l'on puisse trouver. C'était peut-être pour ça que tu l'appréciait autant. Elle te ressemble quand tu étais encore jeune et fringuant et que tu aimais encore gambader dans les champs fleuris de chrysanthèmes rougeoyant comme les yeux de la petite dans tes bras. hop. Pas bon signe du tout ça. Car les petites canines toutes mignonnes qui dépassent sur sa lèvre inférieur c'est pas du plastique de chez Jardyland. C'est de l'émail, du pur, dur vrai, celui qui fait mal et qui te déchicte la peau du cou en moins de deux. Bref, l'outil parfait pour un vampire assoiffé.

Tu veux du jus d'étoile de mer ? Il parait que ça donne un teint de pêche.

Un sourire narquois et un ! Tes lèvres gercées s'étirent doucement, formant une espèce de grimace sournoise, agrémentée de ta barbe de clodo, tu ressemble à Joke-her,sans le maquillage d'un goût douteux. Tout comme ta blague, mais il ne te viendrait pas à l'idée de te remettre en question. Toi ? Faire des feintes pourraves ? Juste sur la tête des passants et de Slender Man. Parce que ça t'amuse de les voir fusiller le ciel alors que tu es tranquillement posé sur une branche de l'arbre d'à côté.  Pourtant ton sourire disparait bien vite quand tu entends la phrase de ta Bonnie et surtout ce qu'elle implique. Et sans pouvoir t'en empêcher, le singe dans ta tête arrête de jouer des cymbales pour aller prendre un violon et jouer un requiem pour les pauvre petits mollards qui ne connaîtront jamais la chaleur de ta poche.

Mon précieux est toujours là où il devrait se trouver. À un endroit où tu n'as pas accès.

La petite musique triste dans ta tête continue de tourner, il ne manquerait plus qu'une petite ballerine et tu pourrais la commercialiser pour en faire une boite à musique pour les moustiques des marais non loin de Camelote. Uh. Un buisness qui pourrait se révéler florissant.

Tu sais bien que je ne pourrais rien te cacher Darlin'. Tu es tellement digne de confiance avec ta face de gobelin cupide.

Tant de mots d'amour entre vous que s'en est renversant. Mûres Poires et Beau-thé n'a plus qu'à bien se tenir avec leurs naiseries bonnes pour les moules pré-pubères en manque de sensations fortes.

Tu es tellement avide des malheurs des autres. Tu veux que je t'offre ceux des pigeons de la rue touristique ?

Comment détourner l'attention pour essayer de ne pas finir vampiriser de tous les côtés. C'est une petite tique qui adore s'accrocher une fois qu'elle a trouver son repas pour la contenter en sang et en malheurs quotidiens.






avatar
MESSAGES : 165
LOCALISATION : Dans sa coquille.
HUMEUR : Juteuse.

tout est bon dans le potiron
tout est bon dans le potiron
Voir le profil de l'utilisateur Lun 1 Juil - 21:00


Il était fort le Clyde, très fort, piquant comme un fromage bleu aux oursins noirs, avec ce petit goût suret qui reste en bouche. Fort, tellement fort, qu’il commençait à rendre Mooly nauséeuse.   Il fallait dire que le vieux hibou n’avait pas du clodo que l’allure, il en avait l’odeur. Vous sentez  le ragoût au potimarron cucurbite de votre mère grand ? Vous sentez les relents âcres des taupes-inambourg ? Et bien l’odeur d’Archimedes ressemblait à peu près à ça, en 3 fois plus concentré. Apothicaire grabataire à l’odeur fermière.

« Le seul qui a besoin d’une peau de pêche ici, c’est toi. » répliqua-t-elle promptement, « Et je te conseillerai aussi de te laver de temps en temps. Tu pues la moule. » - Se faire traiter de moule par une huître : il y avait vraiment quelque chose d’insultant dans les paroles de la demoiselle, mais bon, ce n’était qu’un retour de karma.

Niveau mollard, le sujet était toujours aussi délicat à aborder avec le hibou. Réponse guindée, presque trop naturelle, alors que la lueur triste continue de flotter au fin-fond des abysses de ses yeux. L’huître n’aimait pas lorsque son Clyde parlait de son magot avec sa ferveur naturelle.  Il y a avait ce roulement de « ssss », cette insistance dans  le « précieux », qui lui hérissait le poil. (Dans le cas échéant où elle en avait, ce qui bienheureusement n’était pas le cas.)

« Oh, maintenant que j’y pense mon cher, que fais-tu ici ? Je suppose que tu n’es pas venu en Atlantide pour me rendre visite, n’est ce pas ? »

Qui aurait-été assez fou pour le faire de toute façon ? Oyster, intriguée et persistante, voulait savoir ce qu’il avait pu se passer. Elle aimait ça, savoir, savoir. S’imprégner des histoires, les posséder, pour avoir l’occasion d’en rire plus tard.  Ils étaient réunis après tout, c’était un coup de Destin … Clyde ne pouvait pas s’échapper.

Et puis tôt ou tard, le sujet de l’or, de l’argent, de la quincaillerie ne tarderai pas à revenir sur le tapis. Il en avait toujours été ainsi, entre eux. Elle balaya la « face de gobelin cupide » d’un revers de main. Qu’il était gamin, Archimedes.  Alors qu’il avait la grande taille, lui.

Oyster ponctua la tentative de diversion du hibou avec un petit rire, cristallin, qui résonna dans la ruelle toujours aussi sombre.

« N’aie pas peur Clyde, je ne me risquerai pas à boire ton sang. Imagine qu’il ait le même goût que ton humour ! »

Sans se démunir de son sourire, elle pencha sa tête sur le côté, ses mèches blondes ondulant, devenant presque dorées dans la lumière artificielle de la ville. Archimedes avait raison. Oyster était une de ces créatures possessives, qui s’accrochaient et luttaient pour avoir quelque chose sous la dent ; vilaine écharde dans votre peau qui n’aspire qu’à se repaître de l’infime douleur tenace qu’elle vous procure.

« Les malheurs des gens de cette ville ne m’intéressent pas Clyde. Tu es ici chez moi. Ce que je veux toucher, ce sont les tiens. Dis moi mon cher,  quels sont tes infortunes ? » - lui avait-elle susurré, caressant du bout des doigts la joue de son cher ami.
Si l'on pouvait l'appeler ainsi.




just behind you.
avatar
MESSAGES : 178
LOCALISATION : nouille'orc
HUMEUR : krrkrrkrr

J'ai une grosse tongue ♥
J'ai une grosse tongue ♥
Voir le profil de l'utilisateur Mar 2 Juil - 15:43


TEAM ROQUETTE, ALOUETTE


∞ PEAR HARBOR.

Une tique ! Une petite tique avec des petits crochets qui s'accrochent à la douce peau de ton mollet constellé de poils aussi drus que la forêt de Sherwood. Peut-être que tu pourrais y retrouver un petit Slender man qui se cache entre deux poils un peu plus sombres et épais que les autres. Théorie à vérifier à l'aide d'une loupe. Revenons-en à la bestiole que tu as dans les bras et qui est une véritable suceuse de sang -au sens propre comme figuré-. Une fois qu'elle t'as pris pour cible tu ne peux pas t'enfuir, à moins qu'elle soit assez remplie de liquide vital carmin pour rouler sur le sol comme un ballon de baudruche qui éclaterait à la moindre aiguille ou épine innocente passant par là. Toujours est-il qu'elle est biologiquement plus proche de l'huître que de tout autre animal peuplant ce magnifique pays, oui les tiques de mer existent et elles sont encore plus vicieuses que celles que l'on retrouve dans les bois de Malkins et que tu te chopes toujours dès que tu as le malheur d'aller te balader dans la forêt. Aussi quelle idée de ce promener là-bas avec toutes les choses étranges qui y rôde.

Tu dis cela parce que tu es jalouse de mon odeur digne des roses de Jardyland et que toi tu empestes le fennec pas frais saveur limace.

Tu vérifies quand même discrètement ses dires et. Effectivement tu pues comme ta grand-mère lorsqu'elle avait décidé de se faire des bains de tourtes au choux de bruxelles, il parait que c'était bon pour les rides et que ça renforçait les haleins de type menthol. Mais en définitive, ça puait un max et c'est un peu l'odeur que tu dégages pour l'instant. Aussi, à courir et danser comme un dératé pendant plus d'une demi-heure, dans une vieux marcel qui plus est, il ne faut pas s'étonner de se retrouver avec des vagues olfactives plus qu'infectes voguant hors de ton corps telles des ondes maléfiques visant à réduire l'odorat de toute personne se trouvant dans un périmètre de moins de 25m.

Je suis venu avec ma cousine au vingt-cinquième degré pour son non-anniversaire.

Un rire maniaco-démoniaque résonne dans ta tête, dérangeant quelque peu le singe qui, excédé, jète son fez par terre pour l'écrabouiller et fini par partir en te lançant des insultes dignes des plus grands. Enfin débarrassé de lui ! Tu te fais une note mentale qui va traîner avec tous les autres post-it jaunes à pois verts dans un coin de ta tête « nettoyer un peu ce qui traîne ». Ta caboche est un vrai dépotoir, mais ce n'est pas faute d'avoir essayer de faire un peu de ménage. Bon, en vérité. C'est que tu t'endors dès que tu as bouger un bibelot poussiéreux, alors forcément, ça ne bouge pas énormément. Mais tu te sens bien avec toutes les conneries qui tournent à longueur de journée dans ton crâne.

Tu serais tellement accro que je devrai me balader avec une paille dans ma poche si par malheur tu venais à sauter à mon cou avec tous les symptômes d'une droguée en manque.  

Au son de son rire cristallin, aussi aigu que celui d'une mamie qu'on égorge tu sens les poils de tes bras de hérissés comme ceux du cousin porc-épique tu côté de ton grand-oncle paternel. Cette gamine est dangereuse, très dangereuse. À la moindre occasion elle te sautera à la gorge et se gorgera de toutes tes infortunes pour te laisser sur le sol comme une vieille moule usagée. Quelle horrible perspective !

Outre ta présence tu veux dire ? Rien de bien particulier. Mais trop de gens joyeux, des couleurs, des rires, des danses. Je préfère rester dans un coin sombre pour récolter des ingrédients. Mais tu le sais ça non ?

Un grand sourire plein de dents ! Un ! Pourtant tu n'as pas de requin-garou dans ta très grande et étendue famille aux branches et sous-branches multiples et variées. Toujours est-il que tu ressembles à tout sauf à quelque chose de menaçant. Try again.






avatar
MESSAGES : 165
LOCALISATION : Dans sa coquille.
HUMEUR : Juteuse.

tout est bon dans le potiron
tout est bon dans le potiron
Voir le profil de l'utilisateur Sam 13 Juil - 19:36


Ah,  pauvre Archimedes. Il n’y a que la vérité qui blesse, et le pauvre hibou avait maintenant une tête de martyr que personne ne peut plus sentir. Disgrâce infâme , parfum d’infâme.  L’huître esquissa un sourire devant la tenacité ridicule de Clyde à dire qu’il sentait bon. Pauvre chéri, il avait mangé trop de champignons qui faisaient pousser les poils de nez, du coup maintenant, c’était bouché. Peut être qu’après tout, elle devrait lui acheter une bouteille de Neztop pour son prochain non-anniversaire, c’est sûr que ça lui ferait plaisir, en rajoutant dedans un peu de poil à gratter.

« Pauvre cousine. Je la plains. »

Mooly bailla à s’en décrocher la machoire, laissant sa glotte dire bonjour au monde extérieur un instant, avant de faire le poisson avec sa bouche, afin de l’humidifer à nouveau. Sa salive muqueuse était à la baisse, c’était la preuve qu’elle commençait à s’ennuyer sévère. Parler et argumenter avec Clyde était certes amusant, mais à force, ça n’avançait pas ; et ce qui n’avance pas est aussi barbant et barbesque qu’un calamar atrophié. Elle l’écouta donc parler, le fixant sans vraiment le voir, ses yeux d’ambres voilés par une sorte de brouillard invisible. Il fallait dire que l’huître perdait facilement son attention.  Elle avait beau fermer ses poches, la traitresse finissait toujours par partir se coller à autre chose. Et cette fois-ci, l’attention de l’huître se reporta sur le cou du papibou, et plus précisément sur la carotide saillante qui lui faisait clairement de l’œil depuis un bon bout de temps.

Une petite réplique de la part de Clyde sur la qualité de son sang, et il n’en fut pas plus à Mooly pour se rapprocher dangereusement de la veine, la belle veine, avant d’y passer sa langue pâle, dans une traînée sensuelle de bave tiède. Elle lécha son cou dans un bruit ignoble et mouillé, à vous hérisser les poils de ventre.

« C’est une invitation ? » - souffla la blondinette sur la peau du jeune homme. Sa voix était rauque et grave, et il n’était pas difficile de comprendre qu’il ne s’agissait pas de celle de la petite fille, mais celle de la jeune femme vampire, belle et imposante, qui sommeillait en elle. Affamée.

Elle voyait bien qu’il était effrayé. Et  elle en rigolait. Elle savait qu’Archimedes n’avait jamais été un homme courageux, qu’il ne le sera jamais et qu’il restera un énorme couard sans couenne toute sa vie. Mooly planta ses ongles courts dans le dos du hibou, avant de lui dire, tout doucement, la bouche collée à son oreille.

« Tu es donc là pour les ingrédients hm ? Je te propose un marché. Je t’aide à trouver tout ce que tu désires, étant donné que je connais le moindre grain de sable de cette ville ; et en échange, tu me tire de ce mauvais pas, en m’offrant gracieusement ton sang. (qui , même s’il n’est pas de la meilleure qualité, fera l’affaire.) Plutôt honnête, tu ne trouves pas ? »

C’est vrai que c’était honnête. Pour une fois.
Ils avaient fait de nombreux marchés par le passé, et c’était d’ailleurs comme ça qu’ils arrivaient à se mettre d’accord la plupart du temps. La plupart du temps, ça se passait bien. La plupart du temps. Il y avait bien eu des fois où ils s’étaient pris le bec et la coquille ; et où certains innocents avaient du subir les simagrées de leur conflit … pauvres choses. Mais quoiqu’il en soit, il était sûr que le marché ici présent était quelque chose de vital pour la demoiselle huître, et que contrepartie ou non, elle trouverait le moyen de planter ses canines dans la chair de son Clyde. Elle était décidée. Tout n’était plus maintenant qu’une affaire de temps. Et de patience.





just behind you.
avatar
MESSAGES : 178
LOCALISATION : nouille'orc
HUMEUR : krrkrrkrr

J'ai une grosse tongue ♥
J'ai une grosse tongue ♥
Voir le profil de l'utilisateur Dim 14 Juil - 14:02


TEAM ROQUETTE, ALOUETTE


∞ PEAR HARBOR.

Tu regardes avec envie la glotte de ta Bonnie enfin dévoilée, elle te rappelle, par une artistique ouverture de bouche que tu as terriblement sommeil, que ces danses puis cette pseudo course poursuite avec ce vil et vilain calamar t'ont terriblement fatigué et que tu as terriblement envie de te coucher. . Sur les coquillages crasseux et plus trop polis qui forment le sol de la ruelle dans laquelle ta tendre et chère amie de ton coeur t'as sauvagement agrippée. Les yeux réduits à deux fentes aussi luisantes qu'une huître en manque d'amour, les larmes qui s'agglutinent aux coins de tes yeux à cause de la fatigue qui t'accable font vraiment penser à une quelconque salivation muqueuse d'un quelconque mollusque qu'on pourrait trouver dans ces lieux de dépravations. Un électro-choc te fait revenir à la réalité, mieux qu'un coup de foudre après être resté à côté d'un arbre en pleine rase campagne. Le muscle froid et mou que tu sens dans ton cou te dégoûte, te répugne, t'excèdes, tu te redresse et tu frissonnes comme si tu venais de te faire one-shooté par une éclair un peu trop coquin qui avait décidé de t'électrocuter en entier pendant quelques secondes. Les cheveux hérissés par cette sensation abjecte, une grimace peinte sur ton visage anguleux, tu observes la petite blonde qui semble de moins en moins innocente alors qu'elle se rapproche de ton précieux liquide vital. Hiiiiiiiii. Qu'elle s'éloigne de toi, elle et ses petites dents polies quatre fois par jour ! Tu vois bien dans son regard fourbe son envie de planter ses crocs en plein dans ta carotide. Et tu dis non. Non. NON. Tu te sens tanguer sur la force du frisson de répulsion qui agite ton corps sans discontinuer. Qu'est-ce que tu ne donnerais pas pour te transformer comme une magical-girl, sans les effets lumineux et sonores bien entendu, et t'envoler vers une liberté durement acquise qui te faisait de l'oeil depuis cinq minutes environ. Cependant toutes tes envies d'évasions sont réduites à néant par sa petite proposition qu'elle fait bien trop proche de ton oreille. Oust. Tu écoutes quand même attentivement ce qu'elle a à te dire, sait-on jamais cela pourrait t'intéresser.

Et qui me dit que tu ne me videras pas de mon sang pour me laisser comme une vieille tong sur le bord d'une route peu fréquenté ?

Tu réfléchis quand même à sa proposition, c'est qu'elle a raison, elle connait ce coin paumé et elle pourrait être très utile pour récupérer de la bave d'un quelconque animal ou encore l'oeil d'une bestiole rare et complètement protégée. Mais l'argent et le profit n'attend pas. Combien de fois t'étais-tu glissés dans des réserves naturelles pour ponctuer gentiment un organe d'un animal en voie de disparition ? Oui tu étais vil, fourbe et vilain. Mais on ne te referas plus, vieux hibou que tu es. Les mollards avant tout et Bonnie était prête à t'aider dans ta tâche contre quelques centilitres de ton sang. Hmmmmm. Après une mûre réflexion de plusieurs micro-seconde, tu te décidas finalement sur ta réponse.

J'accepte ta proposition. Mais si je meurs dans la foulée, je reviendrais te faire chier sous forme de fantôme, pour l'éternité.

Menace à prendre au sérieux, tu ne comptes pas finir en ectoplasme de si tôt et si jamais cela devait arriver lors de cette ponction de sang, Oyster serait la cible toute désignée à ton futur hantage professionnel. Eh oui, les fantômes n'ont pas la vie facile, quoiqu'on puisse en penser. N'attendant pas la réponse de ta partenaire, tu la place dans ton dos d'un mouvement affiné au fil des années d'entraînement et tu te diriges pour collecter ton premier ingrédient. Avec Oyster-oyster, le meilleur gps d'Atlantide à disposition, tu es certain à 99,9999% de trouver ce que tu cherches.

J'ai besoin de trois poils pubiens d'un crabes pianiste du Galapagos.








avatar
MESSAGES : 165
LOCALISATION : Dans sa coquille.
HUMEUR : Juteuse.

tout est bon dans le potiron
tout est bon dans le potiron
Voir le profil de l'utilisateur Mar 16 Juil - 2:29


Et c’est avec un grand sourire, vrai, doux et heureux, que la petite huître accueillit l’acceptation de sa requête. Comme une gamine lors de son premier vol en balai, elle semblait tout d’un coup illuminée et rayonnante, chaumière brillant le soir de Nowel afin de repousser les vilains gremlins. Elle était joie, elle était amour. Il fallait dire qu’elle avait trouvé quelque chose à se mettre sous la dent. Et pour elle, rien ne pouvait être plus beau.  Cet air d’euphorie peint sur son visage d’ange blond en aurait attendri plus d’un et plus d’une ; sous condition d’ignorer la raison de son ravissement. Oui, Oyster était heureuse. Heureuse de pouvoir bientôt percer la chair de quelqu’un afin de lui voler quelques litres de sa vie ; dans une boulimie sanguinaire sans égale. Tout de suite, c’était moins mignon.


« Voyons mon cher Clyde, je n’oserai faire le privilège à ce monde de le débarrasser d’un fielleux être tel que toi» - répondit-elle en riant, se laissant faire lorsqu’il la passa dans son dos, la portant comme un sakado bien rempli, fardeau du faquin.

Il lui demanda quelque chose de précis, très très précis, et elle retrouva son sérieux, calculant et re-calculant les meilleures possibilités. Une fois cela fait, elle éperonna sa fidèle monture d’un coup de talon dans les côtes, le guidant par le cou, expliquant le tout en route d’une voix posée et consciencieuse. Au travail, c’était le professionnalisme avant tout. D’autant plus que chaque minute de gagnée la rapprochait de la délicieuse récompense. Autant dire que ce n’était plus le moment de blaguer.

« Krusty le Crabe a fait faillite. On a découvert que ses fameux pâtés de crabes étaient en réalité fait à base de tritons grillés. Blasphème et horreur contre le roi, l’histoire a fait un scandale, et il a fui dans les bas quartiers en changeant d’identité. A droite – somma-t-elle, tandis qu’il continuait à avancer. Il a ouvert une boîte de travestis qui marche plutôt bien ; à croire que les gens adorent voir les jeunes crabes éphèbes se dandiner en robe colorée, tout en jouant divers instruments. Encore un coup de la Sebasmania, qui fait tourner les serviettes. Quoiqu’il en soit, pour le groupe du Gala Pagos on devrait pouvoir trouver des restes de leur virilité dans les poubelles des loges et si ce n’est pas le cas …. »

Oyster étouffa un rire cruel, qui ne présageait rien de bon. Elle rapprocha sa tête de sa monture et ; comme l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux ; l’huître murmura à l’oreille du vieux hibou :

« J’ai entendu quelques rumeurs comme quoi certains de ces artistes aiment les hommes d’âge murs et négligés. Peut être une chance pour toi d’obtenir ce que tu veux de tes propres mains ; pour une fois qu’on te témoignera un peu d’affection. »


Elle oubliait bien sûr de préciser que les crabes étaient des amants plutôt collants ; TRES collants, et entreprenant. Du genre à vous pincer les fesses sans vergogne. La boutade sentait le coup fourré, pire même, elle avait l’air sérieuse, et cela ravissait d’autant plus l’horrible crustacé, perché haut à l’abri sur le dos du pauvre volatile ; lui caressant la tête tel un mafieux caresse son chat persan.

« Tourne à gauche, première à droite, descends les escaliers, et on y est. »


Quelques crapahutements plus tard, ils arrivèrent devant une porte petite, vraiment toute petite, encadrée d’anémones roses fluorescentes et affriolantes, qui indiquaient clairement dans quel genre de trou rebutant ils étaient descendus. Mooly posa pied à terre, montra de sa main le panneau « Entrée des artistes » ; qui lui aussi brillait d’une couleur toute aussi suspecte qu’étrange. L’on pouvait sentir les relents de Mangue Ouste, d’Huile Pie Menthée, de parfum Diode "J’adore" filtrer de derrière la porte. Autant dire que ça cocottait grave. On était même pas loin de la puanteur naturelle d’Archimedes. Au moins il se sentira à l’aise – remarqua mentalement avec vilénie la petite huître.

Puis, impatiente et ayant plus qu’hâte d’en finir, elle rognonna, son sourire gobelinesque étiré jusqu'à ses petites oreilles :

« C'est l'heure d'entrer en scène mon cher. »

Et dans un grincement peu discret, Oyster ouvrit la porte.





just behind you.
Contenu sponsorisé
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Team Jacquet (logo)
» [Eden's team] Enix
» [** Faust Keiss / Eden Team **]
» [C-K] AMV Phoenix Team Contest
» Bonnie cherche son Clyde.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hocus Pocus :: rp :: atlantide :: Océan Pacifiste :: Pear Harbor-